GENRE ET DISCRIMINATION NÉGATIVE : DES ÉPOUSES D’ÉMIGRÉS SOUFFRENT EN SILENCE… »

Campagne de l’UNESCO sur violences basées sur le genre.

Le cas des épouses des émigrés est assez intéressant et mérite un traitement particulier.
À Louga (terre d’émigration par excellence) les épouses des Modou Modou (émigrés) sont ballotées ente les desideratas des belles mères les perversions des proches du conjoint, ou les caprices des sœurs du mari parfois divorcées et retournées à la concession familiale avec des enfants des fois maladifs, mal éduqués. En effet, ces dames, dont les maris sont en activité dans des pays lointains, sont toujours occupées au téléphone collé à l’oreille en permanence pour exhiber à distance par WhatsApp leurs atours ou leur féminité dans le but de mieux retenir leur homme. « Des manières déguisées de surveiller les épouses ».

Un autre aspect est lié à une pression exercée par la belle-famille qui tient à contrôler le budget ou l’économie familiale du couple. « Il faut tolérer, souffrir en silence ou retourner chez nous », déplore une malheureuse victime qui a requis l’anonymat.

Un bonheur hypothétique est recherché dans les communications téléphoniques, dans les mirages des séries télévisuelles (wiri wiri, Mbétél, maîtresse d’un homme marié ect…). L’apparence est trompeuse, car ces femmes enviées cachent des situations invivables.

Dans les villages, les pesanteurs sociales, les tabous et les interdits constituent d’autres facteurs de drame familial géré par la sagesse des grands-parents sous l’arbre à palabre. Ainsi, tous les contentieux sont vidés et des réconciliations entre les couples se font sur place. Cette manière, de faire assoie et impose l’autorité morale du mari.

Il y a encore une forme de discrimination qui écarte les villageoises dans l’attribution des terres cultivables. Heureusement des sessions municipales spéciales convoquées parfois dans les communes rurales sont en train de corriger ces manquements. Des projets initiés par l’Etat du Sénégal et appuyés par des bailleurs stratégiques existent. Ils réservent une part aux migrants (es) de retour au bercail . Les durs travaux domestiques, travaux champêtres et certaines privations deviennent de plus en plus amortis comme à Niomré LO ; ou à Mbédiène FALL dans le département de Louga.

La Presse locale, cependant, joue un rôle de veille et d’alerte. Malgré une attention qu’elle a toujours prêtée à ces genres de déséquilibres sociaux.
Source: Lougawebmedia.com

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