Contibution: Tunisie : la présidentielle de tous les inattendus.

Un des deux candidats qualifiés au second tour le milliardaire Nabil Karoui encore en prison. Un quasi inconnu Kais Saied arrivé en tête du premier tour devant les favoris attendus, le premier ministre et le candidat islamiste. Le juge tunisien étant resté de marbre malgré les demandes de la commission électorale et d’autres organisations pour libérer le candidat en prison afin que les deux partent à chances égales. Un bon sens dans tous les scrutins démocratiques. Manifestement ce juge tunisien a certainement oublié qu’il rend justice au nom du peuple alors que ce dernier s’est prononcé en plaçant Nabil Karoui au second tour. Rien n’empêchait qu’il soit libéré et s’il ne remporte pas l’élection, de continuer la procédure par la suite. Le candidat en liberté lui donne une vraie leçon et à nous autres.
Quelle est belle la démocratie quand c’est l’affaire de gentlemen! Kais Saied nous le prouve encore en refusant de battre campagne alors que son principal challenger est derrière les barreaux. Cela le grandit et quelque soit l’issue du scrutin, il en sortira comme le vainqueur même en cas de défaite.
En démocratie, il vaut mieux se comporter en vrai gentleman à l’égard de ses adversaires, on en sort toujours avec les honneurs. Dommage que la peur de la défaite amène à des comportements qui remettent en cause nos fragiles démocraties.
Chapeau Professeur Kais Saied.

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