Nucléaire : l’Iran annonce s’affranchir des limites à l’enrichissement d’uranium

Le drapeau iranien flottant devant le siège de l’Agence internationale de l’Énergie atomique, à Vienne, le 4 avril 2019. Leonhard Foeger, Reuters

L’Iran devait arrêter sa décision concernant la nouvelle étape attendue de son plan de réduction de ses engagements internationaux. C’est chose faite. Le pays a annoncé, dimanche 5 juin, s’affranchir davantage de l’accord sur le nucléaire iranien, conclu à Vienne en 2015, et a précisé qu’il ne s’imposait plus de limites pour l’enrichissement d’uranium.

D’après un porte-parole du gouvernement cité par la télévision d’État, l’Iran va s’affranchir des limites fixées dans cet accord sur le nombre de centrifugeuses qu’il a le droit d’utiliser, ce qui signifie qu’il n’y aura plus de plafond à ses capacités d’enrichissement d’uranium, ni au degré d’enrichissement de l’uranium, ou encore à ses activités de recherche et développement dans le domaine nucléaire.

L’Iran, qui précisé que ces activités dépendront désormais de ses besoins techniques, va néanmoins continuer de coopérer avec l’Agence internationale de l’Énergie atomique (AIEA), et pourrait revenir sur ces mesures sur les É-Unis lèvent leurs sanctions à son encontre.

Un accord « crucial pour la sécurité mondiale »

Signé avec les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu (États-Unis, Russie, Chine, France et Grande-Bretagne) et l’Allemagne, l’accord de Vienne prévoit une limitation des capacités nucléaires de l’Iran en échange de la levée de sanctions internationales.

Les États-Unis se sont désengagés de cet accord en 2018 et ont rétabli leurs propres sanctions contre Téhéran, plongeant l’économie iranienne dans une sévère récession.

Plus tôt dimanche, l’Union européenne a indiqué que Josep Borrell, le chef de la diplomatie européenne, avait invité à Bruxelles le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif.

« Je me suis entretenu avec le ministre iranien des Affaires étrangères à propos des développements récents », avait-il indiqué sur son compte Twitter. « Nous avons souligné la nécessité de désamorcer les tensions, de faire preuve de retenue et d’éviter une nouvelle escalade ». Celui-ci avait également admis avoir discuté de l’importance de préserver l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien « qui reste crucial pour la sécurité mondiale ».

Avec AFP

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