Le Premier ministre français Édouard Philippe a signé le décret d’extradition de François Compaoré, a annoncé le ministère burkinabè de la Justice. Le frère de l’ancien président Blaise Compaoré est sous le coup d’un mandat d’arrêt international dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du journaliste d’investigation Norbert Zongo en 1998.

Emmanuel Macron l’avait affirmé lors de sa visite à Ouagadougou, en novembre 2017 : « Je ne doute pas que la réponse à la demande d’extradition sera favorable ». Trois ans plus tard, ce long feuilleton politico-judiciaire touche bientôt à sa fin. Le Premier ministre français, Édouard Philippe, a signé le décret d’extradition de François Compaoré.

Le décret – qui n’a pour l’heure pas été publié au Journal Officiel – précise que l’extradition est accordée en raison des « assurances diplomatiques complémentaires fournies par le ministre de la Justice de la République du Burkina Faso le 16 décembre 2019 ».

Conditions

Il estime également que les faits qui sont reprochés à François Compaoré « n’ont pas un caractère politique et qu’il n’apparaît pas que la demande d’extradition motivée par une infraction de droit commun ait été présentée aux fins de poursuivre ou de punir l’intéressé pour des considérations de race, de religion, de nationalité ou d’opinion politiques ou que sa situation risque d’être aggravée pour l’une ou l’autre de ces raisons ».

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