Burkina Faso : quatre soldats tués dans une attaque jihadiste dans le Nord

Des soldats patrouillent sur la route de Gorgadji dans la région Sahel au Burkina Faso, le 3 mars 2019. © Luc Gnago, Reuters (archives)

Une patrouille de l’armée burkinabè a été ciblée par une attaque jihadiste, lundi, à Kankanfogouol, localité située dans le nord du pays, près de la frontière du Niger. Au moins quatre soldats ont été tués et quatre sont portés disparus selon des sources sécuritaires locales.

Au moins quatre soldats burkinabè ont été tués et quatre autres sont portés disparus, lundi 11 mai, lors d’une attaque jihadiste à Kankanfogouol, localité située dans le nord du Burkina Faso, près de la frontière du Niger.

« Une équipe du détachement militaire de Sebba, en patrouille, a été la cible d’une embuscade menée par des groupes armés terroristes (GAT) à  Kankanfogouol. Le bilan provisoire est de quatre soldats décédés et quatre autres toujours portés disparus », a indiqué à l’AFP une source sécuritaire.

Une autre source sécuritaire jointe par l’AFP a confirmé l’attaque, précisant que « des opérations de ratissage avaient été entreprises pour retrouver les éléments, qui manquent à l’appel et traquer les assaillants ».

« Kankanfogouol est situé à quelques kilomètres du Niger et les groupes armés passent d’un côté à l’autre de la frontière menant ainsi des attaques dans les deux pays », a expliqué cette source sécuritaire.

Le Burkina Faso en proie à de fréquentes attaques jihadiste

« L’urgence sanitaire liée à la lutte implacable contre le Covid-19 ne doit pas nous faire oublier les impératifs sécuritaires. Nous sommes tenus de rester en éveil sur ces deux fronts, et je tiens ici à saluer l’engagement de nos Forces de Défense et de Sécurité », a écrit sur Twitter le président burkinabé Roch Marc Kaboré, qui n’évoque cependant pas cette attaque.

Le Burkina Faso est fréquemment la cible d’attaques jihadistes, souvent entremêlées à des conflits intercommunautaires, ayant fait plus de 850 morts depuis 2015, et contraint près de 840 000 personnes à fuir leurs foyers.

Sous-équipées et mal entraînées, les forces de l’ordre burkinabè n’arrivent pas à enrayer la spirale de violences jihadistes malgré l’aide de forces étrangères, notamment de la France, présente dans le Sahel avec 5 100 hommes dans le cadre de l’opération Barkhane.

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Le centre du Sahel est touché par les violences jihadistes – souvent entremêlées à des conflits intercommunautaires – qui ont fait 4 000 morts au Mali, au Niger et au Burkina Faso en 2019, selon l’ONU.

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